De quoi
s'agit-il?
Le
débat sur la politique familiale est un débat qui a gagné au cours
de cette
décennie en intensité, mais les autorités politiques n’ont pour
l’heure pas développé de concept qui permette à la famille –
c’est-à-dire à cette communauté de vie au sein de laquelle une génération
apporte son soutien à l’autre – de s’épanouir sans être
discriminée par rapport aux personnes dépourvues de responsabilités
à l’égard d’une autre génération. Le clivage entre ces groupes
de personnes s’accroît.
Une
politique familiale globale doit développer les instruments
d’analyse qui permettent d’éviter la pénalisation des familles.
Elle doit aussi faciliter la mise en place de projets de lois qui
soient neutres ou impartiaux à l’égard des différentes formes de
vie familiale.
Face
à l’émergence de nouveaux modèles de vie familiale, face aux répercussions
sociales et économiques de ces modèles, face donc à l’interaction
qui lie la situation du marché de l’emploi, la situation des femmes
dans notre société, les choix de politique familiale oscillent entre
le soutien généralisé et l’aide ponctuelle, l’aide en cas de
besoin. Les choix de politique familiale s’inspirent généralement
plus du vécu personnel des acteurs politiques que d’un savoir
reposant sur l’étude d’analyses scientifiques portant sur les
différents facteurs économiques, sociaux, affectifs des familles.
Cette méconnaissance des faits, ou ce refus d’accepter une autre réalité,
aboutit à des choix qui s’appuient fréquemment sur une opinion
souvent influençable et sujette aux modes.
La
plate-forme pour la famille et l'emploi apporte und certain nombre de
donnèes et de rèponses. La transformation des styles de vie et l’analyse les réalités économiques
et sociales doivent conduire à une réflexion en vue de l’élaboration
de solutions, proposées par les différents intervenants que sont les
communes, les cantons et la Confédération
Les
champs d’intervention
La
politique familiale doit reposer sur trois piliers, à savoir
- Les prestations complémentaires
pour les familles vivant dans la précarité
- Les allocations
familiales, l’assurance maternité
- La politique fiscale
Un
quatrième pilier englobe des aides directs et indirects, ponctuelles
ou/et ciblées, telles que les bourses d’étude, le bonus éducatif
(AVS), le soutien apporté aux garderies, etc.
Soutien
apporté aux initiatives privées
Pour
que les familles puissent assumer les responsabilités éducatives et
sociales qui leur incombent, il est indispensable de reconnaître leur
apport et de les soutenir dans le développement des multiples
initiatives, dont elles sont les auteurs.
Les
objectifs d‘une politique orientée vers l‘avenir
-
Analyse
des impacts des différentes prestations et coordination des
mesures
-
Réduction
de la précarité
-
Investissements
dans la jeunesse
-
Droits
des enfants
-
Conciliation
de la vie familiale avec la vie professionnelle
L’action politique
Il est indispensable de promouvoir un développement
en vue
-
d’un allègement des charges familiales
-
d’une
adaptation des normes juridiques
-
des
conditions-cadre institutionnelles
Stratégie des
trois organisations
L’Union
patronale suisse, Pro Familia Suisse et pro juventute s’engagent
ensemble pour
-
des
allègements fiscaux et l’introduction d’un splitting familial
sur le plan
national. Elles exigent des déductions plus conséquentes des coûts
de l’enfant et demandent une prise en compte des coûts
engendrés par la garde extra-familiale des enfants;
-
Un
soutien financier aux familles dans le besoin conformément au modèle
tessinois de prestations complémentaires;
-
Une
réduction des coûts de l’assurance
maladie
D’autres revendications sont formulées sur
les sites de Pro Familia et de pro juventute.